09.07.2010

Terre de Glace

Embrun de magie, hyperboréenne,

Tu t'élèves fiérement, aérienne.

Alors engendrée, déchaine les mythes,

Glace et Feu, or des alchimistes,

La radieuse Matérialité,

L'Arbre de Vie, transcendé...

20.06.2010

Construire un mystère

J'ai une théorie basée sur quelques constatations anciennes et contemporaines :

L'être vivant a une certaine forme, une certaine consistance, une certaine qualité pourrait-on dire.

Au fur et à mesure de son existance, il se transforme, il grandit, il se complexifie.

Lorsqu'un élément pertubateur -quel qu'il soit- aborde le sujet, ce dernier gère la situation suivant ses capacités.

Il y a ici plusieurs phases principales bien distinctes qui oeuvrent à faire pencher la balance.
A savoir :


Le sujet accepte l'élément perturbateur et l'incorpore, le fixe dans son schéma de réaction pour pouvoir l'aborder de mieux en mieux ;

Le sujet parvient à surmonter le chaos engendré mais ne parvient pas à tirer les conclusions nécessaires à l'élaboration d'un plan de coexistance ;

Le sujet essuie un échec personnel quand à l'issue de la situation et reproduira "malgré lui" ce programme erroné, durant une durée indéterminée.

Ainsi, à l'instar d'un réservoir à expérience, l'esprit se gorge - comme une éponge au contact de liquides colorés - de données mémorielles polarisées, d'expériences chargées en émotions.

Et si l'état du réservoir n'est pas vérifié ou maîtrisé correctement,

Alors survient un excès de matière négative.

Qui continue de se répendre - puisque le problème n'est toujours pas solutionné.

Jusqu'à ce que l'esprit ne puisse plus contenir ce flot d'excréments - qui tente désormais de sortir par la bouche (C'est peut-être un peu trop imagé).


A ce moment, bien que l'esprit soit en désaccord avec ce que le corps lui demande, il est légèrement contraint d'agir de la même manière que son élément perturbateur (peut-être pour mieux parvenir à comprendre).
Bien heureusement, lorsque l'âme voit les prémisses de cette déviance universelle, elle sanctionne le réceptacle - et donc l'esprit - par cette sensation que (presque) chacun, nous connaissons :

La maladie.
Expression d'un manque d'adaptabilité à son environnement, qui se traduit par un effondrement des capacités et une introspection parfois forcée.
Introspection à l'issue de laquelle, notre esprit parviendrait à assimiler le savoir-faire et à gérer ses émotions de manière plus durable et constante.

Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire...
un peu de ménage en votre demeure.

19.06.2010

Néo-Féminisme de comptoir ou Machisme camouflé

Alors que nos sœurs, nos mères, nos aïeules découvrent avec un émerveillement non feint les possibilités insoupçonnées d'un monde mutant et transgressif,

Ouvert, requérant instamment le changement et à l'aube d'une révolution terrestre,

Ces candides ingénues côtoient aussi - et sans réelle préparation - l'ivresse du pouvoir,

Ivresse que nous avions ne serait-ce que commencée à concevoir en tant que barrière-parasite, gangrenant notre potentiel de croissance spirituelle.

Elles sont, malgré elles, confrontées et embarquées dans un jeu qu'elles ne maîtrisent pas toutes.

Rares sont les nymphes, qui, fièrent de leurs vies antérieures mouvementées, peuvent se défendre face à cette nouvelle clarté dangereusement déstabilisante.

 

Comprenez-moi bien. Je suis tout à fait convaincu de l'infinie nécessité d'une transmutation de notre entité humaine apathique vers une société matriarcale bien plus digne et responsable.

Mais... Je suis convaincu qu'il faudra faire preuve d'une sagesse et d'une clairvoyance sans bornes pour y parvenir.

Il ne s'agirait pas de reproduire les mêmes erreurs en changeant juste les acteurs !

Car soyez assurés qu'il y a quelques milliers d'années, la société matriarcale a été sensiblement submergée, à peu de choses près,

Pour les mêmes raisons qu'actuellement - avec ces hiératiques vautours capitalistes qui rodent au dessus de nos têtes.

 

Bien entendu quelques artefacts emplis d'espoirs ont été précieusement conservés, de par le monde, pour permettre cette évolution tant escomptée.

Car c'est un cycle immanent à la Loi Universelle - puisque notre cerveau, réceptacle du monde, est ainsi fait -,

Le jour survient toujours après la nuit,

Le Yang fait place au Yin,

Depuis la nuit des temps jusqu'au crépuscule doré...

 

Malgré cette magnifique intention, une sombre gêne venait réveiller mon instinct de survie...

Et s'il ne s'agissait pas simplement de laisser un peu de place à ces merveilleuses créatures,

S'il s'agissait en fin de compte de laisser s'exprimer la Volonté de Pouvoir de l'Homme ?!?

 

Ainsi les femmes, qui, croyant détenir la clé d'une nouvelle manière de penser, de vivre, de concevoir le monde, de tisser la Maya en des reflets colorés et intimement personnels,

Ne feraient qu'établir les bases d'un nouveau système éternellement tyrannique.

A travers nos comportements binaires, les polarités s'inversent et la société change.

Mais c'est comme une incessante masquarade qui perdurerait toute la Vie, une orgie-mobile aux sexes interchangeables.

 

De plus en plus, la Terre même - ou la manière de la percevoir - transmet un autre message.

On peut ainsi voir des énergies élémentaires rejaillirent en des endroits et des moments - à travers des personnes - totalement inattendus.

Les pratiques sociales, sexuelles, ainsi que notre lien avec la noosphère se modifient perceptiblement.

Et comme à chaque tournant, à chaque confrontation avec l'inconnu,

la Peur est là, flairant les plus faibles d'esprit et de cœur.

 

L'Ennui pourrait bien nous avaler que cet instinct de prédation se gausserait de notre crédulité infantile :

Nous ne sommes pas là pour imposer notre volonté.

Nous sommes sur Terre pour guérir et protéger ce que nous pouvons sauvegarder !!!

21st Century Circus

Lao Tse écrivait jadis que le Peuple ne devait pas se soucier des coulisses du pouvoir...
Plus que cela même, le Prince se devait de faire voeu d'humilité - ou tout du moins de discrétion -
pour permettre à son troupeau - pardon son G.P. - de perdurer dans l'ordre et la quiétude.
De plus, il est explicitement conseillé - dans l'Oeuvre, pierre angulaire du Tao -
que les forces de l'ordre se doivent de ne pas s'afficher de manière ostentatoire, de ne pas chercher la confrontation, bref de se fondre dans la masse.

Pour mémoire, Georges Orwell écrivait :
"Le monde a été divisé en trois classes. La classe supérieure, la classe moyenne, la classe inférieure. [. .. ]
Les buts de ces trois groupes sont absolument inconciliables. Le but du groupe supérieur est de rester en place.
Celui du groupe moyen, de changer de place avec le groupe supérieur.
Le but du groupe inférieur, quand il a un but[. .. ] est d'abolir toute distinction et de créer une société dans laquelle tous les hommes seraient égaux."

Le Roi Pêcheur aurait surement agrémenté la discussion d'un sage souhait :

Le Roi et la Terre ne font qu'un...


C'est d'ailleurs fort désagréable par les temps qui rampent !
Et pour rien au monde je ne souhaiterais être à la place de ce petit homme.
Toute la colère d'un coeur malade convergeant vers la Tanière de ce Simili Sultan.
J'espère juste qu'il restera sain d'esprit jusqu'à l'heure fatidique de sa chute inexorable.

 

Le paganisme - autrement dit, la pensée païenne, paysane, celle qui découle de la terre - survit (laborieusement) même jusque dans le Christianisme.
A travers la religion nous avons véhiculés un savoir-faire rituel à peu près inutile,
et une pseudo-conscience collective assez cruelle finalement - ou du moins en ce qui concerne l'Oeuvre de la Compagnie des démons de Jésus.

 

Tu n'honoreras que Moi ! Tous les autres dieux sont désormais caduques et révolus ?!?

Mais à travers son ésotérisme, c'est bien de vieilles légendes,
des survivances de l'ancien monde qui ont transgressées les frontières les plus barbares pour nous tenir un tout autre discours.


Et c'est bien là que le miracle s'accomplit,
Lorsque le conte se livre à l'âme,
Les mots se lissent et dévoilent leur création :

Le poète, en son infini sagesse,
Affronte l'Homme de Loi impassible,
Et parvient, par l'enchantement de sa prose,
A sublimer les sens du lecteur, avide de nourriture céleste,
Passant outre l'interdiction formelle,
De léguer le Monde au pouvoir du Coeur.



Lecteur ! Mon ami, mon frère...

 

Hier, l'équipe française de football perdait une occasion de justifier une mauvais geste.
Réjouissons-nous de ce terrible spectacle, annonciateur d'obscurs troubles futurs,
Libérés que nous sommes de l'emprise des jeux...


Tous les chemins mènent à Rome, cap'tain !
Mais là où Ils nous mènent je n'ose m'embarquer.


Le Caesar, misérable tsar enfarinné, dans sa grande candeur,
donne au bon peuple un abondant et faste spectacle qui saurait le réjouir.
Même aux temps les plus sombres de l'Empire, on savait ce dont le peuple avait besoin !
Ah ça ira. N'empêche que des fois, je sens peser sur moi l'austère châtiment de ces innombrables âmes convoitées...

 

 



Ainsi le cycle sait boucler et le prisme hérite
...?...

09.06.2010

Mercredi, c'est métallociderie

Longtemps nous avons cherchés, élaborés des stratagèmes et dressés des murs dans la plaine,
Traqués des bêtes sauvages pour leur chair fortifiante et répandus le sang par ces objets de pouvoir.
Nous avons vaincus nos ennemis, affaiblis nos amis, mais toujours Ils demeuraient...

Nous avons bâtis des tours vertigineuses, des véhicules éphémères, des engins inspirés par la haine,
D'incroyables réseaux d'énergie qui sillonnaient les vestiges d'une antique forêt. Elle chantait désormais :
"Meurtrier ! Même ta mort tu ne veux croire. Tes pas creusent ta tombe et pourtant tu ne veux voir..."

Nous les avons asservis, forgés par notre volonté et exposés à la lumière solaire.
L'athanor devenait alors, pour bien des lunes, le siège d'un combat millénaire.

Puis nous les avons laissés à l'abandon dans de somptueux palais de dégoût,
Tant était lourde l'infamie de notre race, que sur terre nous ne posions plus les pieds.
La maladie rongea leur corps et s'insinua manifestement jusqu'au cœur.

Puis lentement, insidieusement, ils se sont mêlés à nous,
Comme une sombre vengeance, signe que le pacte n'était pas oublié.
Dans notre eau, dans notre air, ces infimes rejetons me désespèrent.

Bientôt, votre si précieux métal se sera retourné contre vous.
Une digne justice que portent les oiseaux enchantés,
Un digne supplice pour des bêtes enchaînées.

Au bout du compte, tous finiront dans la boue...

 

Amen !